Docteur Sylvie DUPONT

Chirurgien dentiste spécialiséeen ODF

42 rue Louis Barthou 64000 PAU

 

C’est au cours d’une belle journée que nous nous sommes réunis lors de l’ONFOC 64, dont le thème était la radioprotection des patients exposés aux rayonnements ionisants. Nous avons eu la chance d’écouter pour certains, ou de réécouter pour d’autres, le Professeur Bernard BASSE-CATALINA de Bordeaux ainsi que le Docteur Georges ETIENNE de Toulouse.

Après avoir réalisé des rappels sur l’origine et la valeur de l’irradiation médical moyenne de la population française, où le dentaire représente en fait seulement 0.3% des doses sur le plan médical, ils ont pu nous exposer tout ce que les chirurgiens-dentistes doivent savoir et faire, c’est à dire :

  1. Reconnaître les risques de ces rayonnements ionisants,
  2. Savoir appliquer la réglementation,
  3. Appliquer le principe de justification,
  4. Optimiser les doses délivrées au patient,
  5. Analyser sa pratique professionnelle sous l’angle de la gestion des risques,
  6. Informer et impliquer le patient

En France, ils nous ont donné quelques chiffres, il existe 33000 installations de radio-diagnostic dentaire, sur lesquelles les radiologies intra buccales représentent 96.9% des actes, les panoramiques 3% et les télé radios et la densitométrie seulement 0.05%des actes radiographiques en dentisterie.

Ils nous ont ensuite permis de revoir toutes les interactions ainsi que les absorptions des rayons au niveau de la matière et au nniveau des différents organes dentaires. En réalité, ce que doit retenir un chirurgien-dentiste, ce sont les unités de dose ou la mesure du danger, c’est à dire l’interaction rayon/matière.

Nous sommes allés jusqu’au transfert d’énergie et aux modifications physiques pyysico-chimiques et aux effets biologiques, jamais décrits en dentisterie.

Nous avons travaillé ensuite sur les différentes doses absorbées, ainsi que sur leurs comparatifs au niveau de la vie quotidienne.

Nous avons terminé par la notion de surveillance au niveau dosimétrique pour les cabinets dentaires, ils nous ont fournit un certain nombre de données pour les radiologies avec une femme enceinte ou avec l’enfant.

Nous avons fini par une série de déclarations nécessaires pour être en conformité ainsi que des nouvelles normes sur l’affichage et les contrôles techniques.

En conclusion, cette belle journée très intéressante et formatrice nous a permis de faire le point sur l’optimisation des clichés, en étant vigilant, à la fois pour nos patients, notre personnel et nous-mêmes.